A force de ( BARBARA )

A force de m'être cherchée,

C'est toi que j'ai perdu,

A force de m'être cherchée,

C'est toi que j'ai perdu,

C'est toi

que j'ai perdu,

O, Je t'ai perdu

 

Maintenant libre de toi,

C'est là que tu me manques,

Enfin libre de toi,

C'est là que tu me manques,

C'est là

Que tu me manques,

Tu me manques

 

Tant de solitude depuis ton départ,

Même le fond se vide,

Plus de sens à rien,

Tu étais dans ma chair,

Tu étais dans mon sang,

Plus pareil dans moi,

Plus moi-même sans toi

 

Même le fond se vide

Et tout est fade

Comme tout s'efface,

Plus de sens à rien,

Irais-je alors avec les anges,

Maintenant que tu es parti

 

A trop mêtre cherchée,

C'est toi que j'ai perdu,

A trop mêtre cherchée

C'est toi que j'ai perdu

C'est toi

que j'ai perdu

O

O, mon amour,

Je t'ai perdu,

Je t'ai perdu

Retour Paroles             Retour Memoire            Retour Sommaire

 

Il automne ( Barbara )

Il automne à pas furtifs,

Il automne à pas feutrés,

Il automne à pas craquants,

Sous un ciel pourpre et doré,

Sur les jardins dénudés,

Se reflètent en transparence,

Des brumes d'automne rouillé,

Dans la forêt de tes cheveux,

Aux senteurs de poivre mêlées,

Et sur nos nuits de mi-novembre,

Il automne miraculeux,

Il automne miraculeux,

Il automne,

Il automne

 

Il automne des chrysanthèmes,

Sur leurs deux coeurs endeuillés,

Il automne des sanglots longs,

Sous un ciel gris délavé,

Et de la gare au cimetière,

Où ils reviennent chaque année,

De banc de bois en banc de pierre,

Et jusqu'à la dernière allée,

On les voit d'escale en escale,

Qui n'en peuvent plus d'être fiers

Sur ce chemin de leur calvaire,

Qu'ils refont depuis tant d'années,

Il automne désespéré,

Il automne désespéré,

Il automne,

Il automne

 

Il automne des pommes rouges

Sur les cahiers d'écolier,

Il automne des châtaignes

Aux poches de leurs tabliers,

Regarde un peu les mésanges

En haut du grand marronnier,

Il y a des rouge-gorges

Au jardin des Batignolles,

Et les enfants de novembre

Croient que sont venus du ciel

Ces petits oiseaux de plume

Echappés d'un arc-en-ciel,

Et les enfants de novembre

ramènent, émerveillés,

Un peu de l'automne rousse

Au fond de leurs tabliers,

Il automne le paradis,

Bien plus beau que le paradis,

Il automne

Il automne

 

Il automne à pas furtifs,

A pas feutrés,

A pas craquants,

Et sur nos nuits de mi-novembre,

Il automne miraculeux,

Miraculeux,

Mon amour,

Retour Paroles             Retour Memoire            Retour Sommaire

 

Il me revient ( BARBARA )

Il me revient en mémoire,

Il me revient une histoire,

Il me revient des images,

Un village, mon village,

 

Il me revient en mémoire,

Je sais pas, comme un songe, cette histoire,

Et volià qu'au loin s'avance,

Mon enfance, mon enfance,

 

C'était, je crois, un dimanche,

C'était, je crois, en novembre,

Qu'importe, mais je revois l'usine,

Oui l'usine, ça dessine

 

Surgis du livre d'images,

Un ciel gris d'acier, une angoisse,

Et des pas lourds qui se traînent,

Et des ombres qui s'avancent

 

C'était, j'en suis sûre, un dimanche,

C'était, j'en suis sûre, en novembre,

Et se détache une image,

Un visage, ton visage,

 

Où allais- tu sur cette route,

Comme une armée en déroute,

Et tout devient transparence,

Et tu deviens une absence

 

Tout me revient en mémoire,

Le ciel, et novembre, et l'histoire,

Et les pas qui se rapprochent,

Et s'avancent, en cadence

 

Toi, où es-tu, je te cherche,

Où es-tu, je te cherche,

Toi, mon passé, ma mémoire,

Toi, ressorti de l'histoire

 

Qui était, j'en suis sûre, un dimanche,

En novembre,

 

Ton visage,

 

Toi, sur cette route,

Figé,

Et les ombres qui se rapprochent,

Et les ombres,

Qui te frappent,

Et t'emportent

 

Il me revient des images,

Ce village,

Ton visage,

Toi, seul sur cette route,

 

Et les pas qui se rapprochent,

En cadence, en cadence,

 

En cadence,

En cadence...

Retour Paroles             Retour Memoire            Retour Sommaire

 

La mort ( Barbara )

Qui est cette femme

Qui marche dans les rues,

Où va-t- elle ?

Dans la nuit brouillard

Où souffle un hiver glacé,

Que fait-elle ?

Cachée par un grand foulard de soie,

A peine si l'on aperçoit

La forme de son visage,

Et la ville est un désert blanc

Qu'elle traverse comme une ombre,

Irréelle,

Qui est cette femme

Qui marche dans les rues ?

Qui est-elle ?

A quel rendez-vous d'amour mystérieux

Se rend-elle ?

Elle vient d'entrer dessous un porche

Et lentement prend l'escalier,

Où va -t-elle ?

Une porte s'est ouverte,

Elle est entrée sans frapper

Devant elle,

Sur un grand lit

Elle l'avait couché,

Il lui a dit Je t'attendais,

Ma cruelle,

Dans la chambre où rien ne bouge,

Elle a tiré les rideaux,

Sur un coussin de soie rouge,

Elle a posé son manteau,

Elle est belle comme une épousée,

Dans sa longue robe blanche

En dentelles,

Elle s'est penchée sur lui

Il semblait émerveillé

Que dit-elle ?

Elle est repartie de sa liée

Elle est ressortie dans les rues,

Où va cette femme

En dentelles ?

Qui est cette femme ?

Elle est belle,

C'est la dernière épousée,

Celle qui vient sans qu'on l'appelle,

Infidèle,

C'est l'épouse de la terre

Celle qui vient lorsque l'on pleure,

La cruelle,

C'est la mort,

La mort, qui marche dans les rues,

Mefie-toi,

Ferme bien tes fenêtres,

Que jamais elle ne pénètre chez toi,

Cette femme, c'est la mort,

La mort,

La mort,

La mort,

La mort

Retour Paroles             Retour Memoire            Retour Sommaire

 

Le piano noir ( Barbara )

Quand je s'rai morte,

Enterrez-moi,

Dans un piano noir

Comme un corbeau,

Do ré mi fa sol la si do,

Quand je serai morte

 

Ecrivez dessus

Comme il faut,

Elle faisait bien

Son numéro,

Do ré mi fa sol la si do,

Quand je serai morte,

 

Veuillez alors

Me mettre à l'eau,

Sur l'eau d'un fleuve

Ou d'un ruisseau,

Do ré mi fa sol la si do,

Quand je serai morte

 

S'il vogue, vogue,

Mon piano,

Viendront s'y poser

Les oiseaux

Do ré mi fa sol la si do,

Viendront s'y poser les oiseaux,

Viendront s'y poser les oiseaux,

Quand je serai,

Quand je serai

 

Morte

Retour Paroles             Retour Memoire            Retour Sommaire

 

Quand ceux qui vont ( Barbara )

Quand ceux qui vont s'en vont allés,

Quand le dernier jour s'est levé

Dans la lumière blonde,

Quand ceux qui vont s'en vont allés,

Pour toujours et à tout jamais,

Sous la terre profonde,

Quand la lumière s'est voilée,

Quand ceux que nous avons aimé

Ont fermé leurs paupières,

Si rien ne leur est épargné

O qu'au moins soit exaucée

Leur dernière prière

 

Qu'ils dorment,

S'endorment,

Tranquilles,

Tranquilles

 

Qu'ils meurent bas au fusil,

En expirant déjà la vie,

Qu'à peine ils allaient vivre,

Qu'ils gémissent bas leurs cris,

Seuls, rejetés ou incompris,

Eloignés de leur frères,

Qu'ils meurent bas en troupeau

Ou poignardés dans le dos

Ou qu'ils s'acheminent

En un long troupeau de la mort,

Sans ciel, sans arbre et sans décor,

Le feu à la poitrine

 

Eux qui n'avaient rien demandé,

Et qui savaient s'émerveiller

D'être venus sur terre,

Qu'on leur laisse choisir au moins,

Le pays, fût-il lointain,

De leur heure dernière,

Qu'ils aillent donc coucher leur corps

Dessous les ciels pourpres et or

Au-delà des frontières

Ou qu'ils s'endorment enlacés

Comme d'éternels fiancés,

Dans la blonde lumière,

 

Qu'ils dorment,

S'endorment,

Tranquilles,

Tranquilles

 

Quand ceux qui vont s'en vont allés,

Pour toujours et à tout jamais,

Au jardin du silence,

Sous leur froide maison de marbre,

Dans les grandes allées sans arbre,

Je pense à vous ma mère,

Qu'ils aient pour dernier souvenir

La chaleur d'un lointain sourire

Comme étreinte dernière

Peut-être qu'ils dormiront mieux

Si nous pouvons fermer leurs yeux

A leur heure dernière,

 

Ti lou dip ti, ti lou dip ti,

Ti lou dip ti, tip tip ti lou lai

Qu'ils dorment,

Tranquilles

Retour Paroles             Retour Memoire            Retour Sommaire

 

Sid'amour à mort ( Barbara )

Si s'aimer d'amour,

C'est mourir d'aimer,

Sont mourus d'amour,

Sida, si damnés,

Les damnés d'amour,

A mourir d'aimer,

Ils sont morts d'amour,

D'amour si damné

 

Oh sida, sida,

Sida danger, sida,

Oh sida, sid'amour à mort,

Oh sida, sid'assassin recherché,

Mais qui a mis l'amour à mort

 

Mon amour malade,

Ma douleur d'aimer,

Mon damné d'amour,

Sida si damné,

A vouloir t'aimer,

D'amour à mourir,

J'en mourrai peut-être,

Sid'assassiné,

Oh sida, sida comme le furet,

Passé par ici, repassé par là,

Oh sida, sid'assassin recherché,

Mais qui a mis l'amour à mort

 

Oh, rêver d'amour ,

A mourir d'aimer,

Et l'on meurt d'amour,

Sida si damné,

Maladie d'amour

Où l'on meurt d'aimer,

Seul et sans amour,

Sid'abandonné

 

Si s'aimer d'amour,

C'est mourir d'aimer,

Sont mourus d'amour,

Sida, si damnés,

Les damnés d'amour,

A vouloir s'aimer,

Ils sont morts d'amour,

Sid'assassinés

Retour Paroles             Retour Memoire            Retour Sommaire

Maj 01/02/2005